La bête du Gévaudan : légende ou réalité

La bête du Gévaudan : légende ou réalité
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Cette histoire n'a jamais réellement quitté notre imaginaire collectif comme le prouve la production de film comme le Pacte des loups, la bête du Gévaudan de 2003 ou encore la bête du Gévaudan de 1967. En 3 ans de 1764 à 1767, la bête du Gévaudan tue plus d'une centaine de personnes, c'est une véritable hécatombe, ses victimes sont uniquement des femmes et des enfants. On ne compte plus les mythes et légende autour de la bête du Gévaudan, à cette époque si croyante, elle était assimilée au diable, à une hyène, une bête à tête de loup dont le flanc serait rouge sang... Mais de nos jours, grâce aux chercheurs du Muséum d'histoire naturelle de Paris, le mystère sur l'identité de cette bête est enfin levé.

Dans cet article de PlaneteAnimal, nous vous contons l'histoire terrifiante de la bête du Gévaudan : légende ou réalité.

Bête du Gévaudan : histoire vraie

Pour commencer laissez-nous vous resituer le Gévaudan, cette région correspond à peu près à l'actuelle Lozère, mais aussi l'Ardèche, la Haute-Loire et le Cantal. Durant plus de trois ans dans cette région étendue des meurtres sordides sont perpétrés, en 1764 on les attribue à la "bête du Gévaudan". La première attaque a lieu en 1764 contre une bergère que les boeufs ont sauvé en mettant en fuite l'animal. Plusieurs témoins concordent sur la description qu'ils réalisent de l'animal :

"une bête avec une très grosse tête, des flancs rougeâtres, avec une bande noire tout au long du dos, une queue très touffue, des pattes larges munies de grandes griffes."

Après la première mort, une adolescente âgée de 14 ans, les morts s'enchaînent sans s'arrêter et c'est dans les archives nationales que l'on retrouve des dossiers stipulant que les victimes étaient porteuses d'une coupure précise à la base du cou, étrange penserez-vous et vous avez bien raison car il n'existe pas un animal qui soit capable de décapiter un être humain avec une telle précision et une telle netteté. La bête fait des victimes jusqu'en Auvergne et les habitants sont à juste titre terrifié...Afin de rassurer ses sujets le roi Louis XV envoie un régiment de Dragons sur les lieux, mais la bête est trop maligne, c'est comme si elle était capable de sentir le danger, malheureusement les militaires se trouvent dans l'incapacité de la saisir. La bête fait preuve d'une incroyable mobilité, elle laisse de plus en plus de victime dans des régions voisines comme l'Aubrac et la Margeride, laissant derrière elle des piles de cadavres décapités et déchiquetés.

Louis XV commence à devenir la risée de l'Europe pour redorer son blason il envoie le meilleur des chasseurs français, F.Antoine après trois mois de traque tue en septembre 1765 un gros loup dont le corps est empaillé et envoyé à la cour. Ce n'était qu'un leurre et il ne s'agissait que d'un gros loup, F.Antoine ne voulait pas revenir bredouille et a ainsi monté ce stratagème. Seulement, les meurtres reprennent de plus belle et la bête semble toujours mystique car personne n'arrive à l'attraper...Après plus d'une centaine de mort et une psychose effroyable dans le centre de la France que les habitants de ces régions trouvent enfin la paix. C'est le 19 juin 1767 que Jean Chastel, un paysan tue un nouvel animal et les meurtres s'arrêtent au son de son coup de fusil.

Retenez bien ce nom car il fait partie du mystère entourant la bête du Gévaudan...

Continuez votre lecture pour en découvrir un peu plus sur le mystère de La bête du Gévaudan : légende ou réalité.


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Jean Chastel, serial killer ?

On ne compte plus les explications essayant de percer à jour le mystère de la bête du Gévaudan. Durant cette époque, les légendes quant aux caractéristiques surnaturelles et fantastiques de la bête du Gévaudan sont légions... Outre ces théories que nous pourrions qualifier de rocambolesque, on a aussi entendu dire que la bête du Gévaudan ne serait en fait qu'un homme vêtu d'une peau de loup, que la bête serait en fait une hyène rapportée d'Afrique, ou qu'elle est en réalité un groupe de royaliste voulant nuire au roi ou encore une secte satanique, cette histoire a permis de réveiller l'imagination de beaucoup de personnes...

L'une des explications les plus probables est la suivante, comme nous le disions précédemment, il n'existe aucun animal au monde qui puisse décapiter un être humain d'une façon si nette et si précise. Les blessures retrouvées sur les corps venaient du tranchant d'une lame...Derrière la bête du Gévaudan il y'aurait donc un homme et ce qui serait le croisement entre un chien et un loup. Il n'est pas impossible qu'un homme ait pu posséder un tel animal qu'il aurait dressé pour attaquer sur commande, la victime trop occupée par le chien/loup ne verrait pas venir l'homme qui finirait le travail en décapitant sa victime. Il n'est pas non plus impossible que l'homme ait équipé son animal de plaque de métal sur le flanc afin de le protéger des coups de fusil. Une des théories les plus probables est qu'on serait en fait face au premier serial killer de l'histoire.

De nombreux doigts pointent vers Jean Chastel, deux choses l'accusent, dans un premier temps en 1765 il a été incarcéré et étrangement, les meurtres se sont arrêtés lors de l'année qu'il passa à l'ombre. La deuxième est la relative passivité dont a fait preuve la bête lorsque Chastel l'a envoyé six pieds sous terre, il est difficile de croire que la légendaire bête du Gévaudan ne se soit pas débattu plus que ça. C'est comme si elle avait eut confiance en Jean Chastel et que ce dernier qui venait de se rendre compte que sa frénésie meurtrière devait prendre fin l'avait tué pour s'absoudre de ses innombrables pêchers. De plus, selon certaines rumeurs, Jean Chastel aurait eut comme animal de compagnie un croisement entre loup et un chien, selon toujours ces mêmes rumeurs, il l'aurait dressé pour la chasse... À toujours en vouloir plus, il se serait mis à chasser du gibier humain à l'aide de son chien/loup... Mais les rumeurs sont bien ce qu'elles sont des on dit, des soupirs anonyme dont la véracité trois siècles passés reste des plus compliqués à prouver, mais on ne nous ôtera pas de la tête ce fameux proverbe, il n'y a pas de fumée sans feu. On suppose que pour tuer la bête du Gevaudan, il n'a eut qu'à lui ordonner de ne pas bouger pour mettre fin à ses jours. Selon les défenseurs de cette thèse la mort d'une fillette amie de Chastel aurait été le déclencheur qui lui aurait fait réalisé les conséquences terribles de ses actions. De plus, après l'arrêt des meurtres de la bête du Gévaudan, Chastel qui n'avait jamais été vraiment religieux se mit à fréquenter assidûment la paroisse, essayait-il d'expier ses pêchers ? Nous ne le saurons probablement jamais tout comme il est difficile de savoir si cette théorie est la bonne mais au cours de nos recherches sur la toile, c'est celle-ci qui nous a parut la plus plausible.

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