Les animaux dans la Bande dessinée ont une place importante, qu'ils assistent ou soient protagoniste, nous avons voulu rendre honneur aux plus célèbre en créant ce Top 10 des animaux dans la bande dessinée. Nous avons bien conscience de ne pas les avoir tous cité mais si cet article vous plaît nous n'hésiterons pas à faire une suite.
Continuez votre lecture pour découvrir qui fait partie de notre Top 10 des animaux dans la bande dessinée.
Maus
Histoire et contexte :
Cette œuvre ne pouvait pas rester en dehors de notre Top 10 des animaux dans la bande dessinée car Maus c'est un monument de la bande dessinée, écrit par Arte Spiegelman en 1992. C’est la seule BD à avoir remporté le prix Pulitzer, qui est, rappelons-le, l’un des prix les plus sélectifs et difficiles à obtenir.
Dans cette bande dessinée composée de deux parties dont la première s’appelle “mon père saigne” et la seconde s’intitule “Et c’est là que les ennuis commencent”, on est témoin de ce que l'on pourrait appeler une biographie familiale, séparée en deux temporalités distinctes. Le temps pendant lequel l’écrivain réalise une interview de son père (le présent) permet de nous immiscer dans la relation qui existe entre lui et son père. La seconde temporalité traite principalement des souvenirs de Vladek, le père, en tant que juif polonais lors de la Seconde Guerre mondiale.
Apparence :
Dans cette bande dessinée, les personnages sont des animaux : les juifs sont dessinés comme des souris tandis que les nazis sont des chats. L’éternel jeu du chat et de la souris prend place dans une histoire glaçante, témoin des horreurs de la Seconde Guerre mondiale et de la Shoah. Dans cette œuvre, les Anglais sont des poissons en référence aux fameux fish and chips, les Américains sont des chiens et les Polonais sont des cochons, illustrant le double statut des Polonais, à la fois victimes et farouchement antisémites par moments.
Si vous n’avez pas encore lu cette œuvre, nous vous la recommandons plus que fortement car toute bibliothèque qui se respecte se doit de porter sur ses étagères Maus. De plus, elle représente une réflexion poignante sur les traumatismes familiaux et leur héritage à travers les générations.
Hobbes
Histoire et contexte :
Hobbes, vous voyez qui c’est, non ? Et si nous vous disons Calvin et Hobbes? C’est mieux ? Toujours pas ? Ce n’est pas grave, vous êtes ici pour en apprendre des vertes et des pas mûres sur les animaux de la bande dessinée !
Hobbes est le compagnon imaginaire de l’espiègle Calvin, c’est un tigre anthropomorphisé qui prend vie lorsqu’il joue avec Calvin, mais qui n’est qu’une peluche lorsque le monde le regarde. L’auteur joue énormément sur cette double perception ambiguë de Hobbes afin d’amplifier le comique de situation. Cette ambiguïté n’a jamais été levée et nous pensons que c’est pour le mieux ; cela laisse à chacun le choix et, comme choisir c’est renoncer, nous trouvons cela élégant de ne pas nous forcer à renoncer à quoi que ce soit et de nous laisser libre dans notre interprétation. Ces deux amis ont été imaginés par l’écrivain américain Bill Watterson dans les années 80, leurs noms venant de deux penseurs philosophiques, Jean Calvin et Thomas Hobbes.
L’histoire de cette BD se déroule en strips de plusieurs cases et se passe dans l'Amérique profonde. Il n’y a pas pléthore de personnages, juste ceux qui sont dans l’entourage de Calvin comme sa mère, son père, sa maîtresse, son amoureuse, la brute de l’école, etc. C’est une BD dans laquelle l’humour permet de réaliser des critiques sociales et politiques. Calvin est un enfant assez solitaire doté d’une imagination débordante, le comique surgit des différences de perception qui existent entre celle de son entourage et la sienne. Avec des pointes de philosophie et de réflexion plus poussée, c’est une bande dessinée sur laquelle on peut jouir de plusieurs niveaux de lecture : un enfant peut la lire avec ses yeux d’enfant et rire aux éclats et nous vous assurons qu'il en va de même pour un adulte. De même, les réflexions de Calvin sur le monde qui l'entoure offrent une perspective unique et souvent hilarante sur les absurdités du quotidien.
Apparence :
Un pelage roux rayé par de fines lignes noires, il est la quintessence de la beauté féline, un tigre dans toute sa grandeur.
Nous vous la conseillons car nous pensons que le monde serait une meilleure place si tout le monde avait lu les histoires de Calvin et de son tigre Hobbes. Ainsi, Hobbes ne pouvait pas ne pas être dans notre Top 10 des animaux dans la bande dessinée!
Idéfix
Histoire et contexte :
Uderzo et Goscinny, au sommet de leurs arts, nous ont livré l'une des bandes dessinées les plus populaires de tous les temps. Nous parlons bien sûr d'Asterix et Obélix. Mais que seraient-ils sans Idéfix ? Qui les aurait sortis de cette pyramide supposée être leur tombeau ? Maintes fois, Idéfix a sorti de l’embarras ces deux héros gavés de potion magique, oui, sauf Obélix qui est tombé dedans quand il était petit, on sait. Têtu comme son nom l’indique, Idéfix ne déteste qu’une seule chose : que l’on arrache les arbres. Il sert aussi de contrepoint pour caractériser le caractère d’Obélix qui, au final, n’est qu’un géant aux pieds d’argile.
Idéfix représente également une part essentielle de l’humour et de l’humanité de la série, fournissant souvent des moments de tendresse et de loyauté inoubliables. Sa présence permet d'approfondir les interactions entre les personnages et d'ajouter une dimension écologique subtile à l'histoire.
Apparence :
Il est assez difficile d’identifier Idéfix à une espèce en particulier mais, selon des experts, Idéfix se rapprocherait du schnauzer blanc, du bichon maltais et du west highland terrier. L’imagination surpasse bien souvent la réalité et, grâce à Uderzo, nous pouvons imaginer ce que pourrait être un croisement entre ces trois races.
Idéfix ne pouvait pas rester en dehors de notre Top 10 des animaux dans la bande dessinée !
Jolly Jumper
Histoire et contexte :
Le cheval qui court plus vite que son ombre, vous tournez la tête un seul instant et sa crinière d’or sera si loin qu’elle ne sera plus qu’une étincelle au loin. Fidèle compagnon de Lucky Luke, le cow-boy qui tire plus vite que son ombre, ensemble ils font équipe pour capturer les pires criminels du Far West. Leurs aventures ont vu le jour dans l’almanach (hors série de Spirou magazine) en 1946, créées par le talentueux Morris, qui nous a quittés en 2001 et dont la relève est assurée par Achdé. Bien plus qu’un cheval, Lucky Luke a réellement trouvé un fidèle ami sur lequel il peut compter dans n’importe quelle situation. Car Jolly Jumper n’a de cesse de nous impressionner par sa compréhension et sa vivacité d’esprit, ils ne peuvent pas communiquer ensemble par la parole, mais se comprennent bien sans l’usage de celle-ci. Merci pour tout Jolly Jumper, nous te laisserons cavaler dans le soleil couchant et nous murmurons pour toi: “I am a poor lonesome cowboy.”
L’importance de Jolly Jumper dans l’univers de Lucky Luke ne se limite pas à ses prouesses physiques; il sert également de confident et de miroir à son célèbre cavalier, rendant leurs conversations silencieuses aussi éloquentes que divertissantes.
Apparence :
C'est un cheval blanc à la crinière et l'écrin jaune, il est extrêmement intelligent et est le meilleur ami de Lucky Luke.
Garfield
Histoire et contexte :
Je hais les lundis mais j’adore les lasagnes, vous l’aurez reconnu, l’amant de la sieste, la terreur du réfrigérateur, le cauchemar de son maître Jon et de son camarade le chien Odie, le chat anthropomorphisé, j’annonce, GAAARRRRFFFFIIIEEELLLLLLDDDDDD.
Le créateur de Garfield, Jim Davis, a rendu hommage à son grand-père James Garfield Davis en nommant la star de sa bande dessinée après lui. Il est publié pour la première fois le 19 juin 1978 par United Feature Syndicate.
Nous voulons adresser un clin d'œil aux amateurs de la philosophie de Garfield et de sa haine du lundi car si on y réfléchit bien, c’est terrible de détester les lundis. C’est horrible de conspuer quelque chose qui ne cessera de se répéter. Il ne faut pas céder à la nonchalance de la haine de ce pauvre jour de la semaine. Cependant, afin d'évacuer votre frustration du début de semaine, n'hésitez pas à manger des lasagnes, car tout ce qui est bon au goût est bon pour l’âme.
Garfield, avec son mélange unique d'humour caustique et de sagesse féline, a su capter l'attention de millions de lecteurs, offrant une critique souvent hilarante de la vie domestique et des petites frustrations du quotidien.
Apparence :
C’est un chat tigré, plutôt paresseux, gros, égoïste et gourmand qui adore la nourriture et ne peut jamais dormir assez. Après avoir arpenté et traîné nos grolles dans les bas-fonds de la toile à la recherche de quelle race de chat pourrait bien être Garfield, nous sommes tombés sur plusieurs conclusions: c’est soit un chat de gouttière, soit un british shorthair ou encore un exotic shorthair.
Milou
Histoire et contexte :
Mille millions de mille sabords, bachi-bouzouk de tonnerre de Brest ! Voilà l’heure tant attendue pour le petit Milou d'avoir sa place dans le Top 10 des animaux dans la bande dessinée ! Emportés par nos souvenirs d’enfance et du capitaine Haddock, nous nous excusons pour la résurgence d’un vocabulaire de charretier probablement façonné par la chartreuse. Reprenons, hum, hum, Milou est le fidèle compagnon de Tintin, intrépide journaliste qui résout des mystères sur tous les continents, aidé bien souvent par le capitaine Haddock ou encore Dupond et Dupont. Ces aventures ont été créées par Hergé, un dessinateur et scénariste belge qui sort le premier album en 1930.
En plus d'être un fidèle compagnons, Milou est souvent un élément clé dans les aventures de Tintin, apportant un soutien inestimable dans les situations les plus périlleuses grâce à son instinct et à son intelligence.
Apparence :
Milou est un petit chien blanc, très probablement un fox terrier d’une intelligence à toute épreuve.
Bill
Histoire et contexte :
Et oui, Bill c’est le chien, ce magnifique cocker aux longues oreilles, fidèle compère de Boule dans bien des aventures contre l’ennemi juré de Bill, Caporal, le chat de la voisine. Bill peut parler avec Boule mais quand il a besoin de se faire comprendre par les adultes, il joue de ses oreilles, bien plus expressives que les mots eux-mêmes. Il discute aussi avec sa meilleure amie, l’intrépide tortue Caroline. Cette bande dessinée a été créée par Jean Roba en 1959, reprise en 2003 par Laurent Verron, elle n’a pas pris une ride. Nous avons toujours été surpris, comme le témoigne le début de notre article, par le choix des noms de ces deux héros. Nous nous sommes donc renseignés. Nous avons compris le pourquoi du comment, nous avons percé le secret et nous nous apprêtons à vous le livrer au péril de notre vie. Bill s’appelle ainsi en l’honneur du chien de Jean Roba et Boule se prénomme de cette manière car, quand son fils était petit, il était un peu enveloppé et ses camarades l’appelaient Bouboule, d’où le nom Boule.
Bill, avec ses aventures pleines d'humour et de tendresse, incarne parfaitement le compagnon idéal, fidèle et intelligent, capable de comprendre le monde des adultes tout en restant un chien espiègle et joueur.
Apparence :
C'est un cocker aux longues oreilles, il est de couleur orange et a un collier à son cou de couleur noire.
Gai luron
Histoire et contexte :
Bien que chien à l’allure apathique, Gai Luron est l’un des personnages les plus célèbres du plus que connu Marcel Gotlib. Originalement un personnage secondaire d’une bande dessinée publiée dans Vaillant (revue qui deviendra plus tard Pif Gadget), il devient très vite le personnage principal. Son personnage est le reflet du miroir de son nom, autrement dit, Gai Luron n’en est absolument pas un, c’est un chien inexpressif très inspiré de Droopy de Tex Avery. En mélangeant l’absurde et la sagesse, Marcel Gotlib nous livre l’un des animaux de la bande dessinée les plus connus de la culture de la BD. Comme nous l'évoquions dans le début de ce paragraphe, Gai Luron et Jujube (un renard apprivoisé) prennent petit à petit le rôle principal de l’histoire jusqu’à ce qu’au final il ne reste plus qu’eux. Par la suite, les histoires des deux personnages s'organisent principalement autour de deux thèmes précis : Jujube veut apprendre ou veut faire quelque chose avec Gai Luron et il finit inlassablement par se rendre ridicule. L’autre type d’histoire développé par Gotlib est la mise en scène de Gai Luron et Jujube qui répondent au courrier des lecteurs (adressé à l’écrivain), ce qu’il y a d’intéressant ici, c’est que Gotlib casse les cases (de la BD) pour établir une relation employé/employeur avec ses personnages.
Gai Luron, avec son humour décalé et son charme désabusé, continue d'amuser les lecteurs tout en offrant une réflexion originale sur la nature humaine et ses contradictions.
Apparence :
Gai Luron ressemble fortement à Droopy, c’est un chien blanc qui arbore un collier rouge et une truffe noire, il se déplace sur ses deux pattes arrières. Son air désabusé et apathique est ce qui le rend si caractéristique.
Le chat
Histoire et contexte :
C’est une bande dessinée belge créée par Phillip Gelluck qui voit le jour en 1983.
Grâce au procédé de l’anthropomorphisme, ce chat se tient sur ses deux pattes arrière et a tout du comportement humain : il va au bistrot, conduit une voiture, fait ses courses au supermarché, enfin bref, c’est un humain. Ce qui le caractérise est sa manière de s’adresser directement au lecteur, à la manière de Woody Allen qui a cassé dans ses films la barrière qu’il y avait entre les acteurs et les spectateurs, en demandant aux acteurs de s’adresser directement à la caméra et donc au spectateur. Il est aussi caractérisé par ses prises de positions politiques qui sont très antimilitaristes, contre le Front national, sceptiques envers les religions, et de temps en temps altermondialistes. C’est un chat engagé qui n’a pas peur de ses convictions et chat fait plaisir !
Le Chat, avec son humour incisif et ses réflexions souvent philosophiques, continue de captiver les lecteurs en abordant des sujets de société avec une intelligence et une finesse remarquables.
Apparence :
Ce personnage a tout du anti-héros, c’est un gros chat gris aux oreilles pointues qui porte des lunettes.
Kador
Histoire et contexte :
C’est le chien du couple français moyen le plus connu, les Bidochons. C’est un chien très intelligent, intellectuel et peut-être même philosophe car il n’est pas rare de le voir lire du Kant. Il agit comme élément de contraste face à la bêtise flagrante de Robert et Raymonde, il représente l’intelligence animale face à la bêtise humaine. Ces personnages apparaissent pour la première fois en 1977 dans un épisode de Fluide Glacial. Leur créateur, Binet, n’hésite pas à dire qu’il s’inspire de sa vie pour dessiner les aventures de ce couple.
Le personnage de Kador, avec sa sagesse et sa capacité à réfléchir sur des sujets complexes, offre une perspective unique sur les dynamiques familiales et sert à rappeler que l'intelligence et la compréhension peuvent parfois se trouver là où on les attend le moins.
Apparence :
Kador est un chien noir et blanc au fort quotient intellectuel.
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