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Commensalisme - Définition, types et exemples

 
Par Ana Diaz Maqueda, Biologiste spécialisée en éthologie. 6 mai 2019
Commensalisme - Définition, types et exemples

Il est possible d'observer dans la nature des relations dites symbiotiques, ces dernières se produisent entre différents organismes afin d'obtenir un but, une finalité. Il existe des relations dans lesquelles une des deux parties obtient des résultats négatifs, comme dans les cas de prédation ou de parasitisme. Dans d'autres relations, parfois, les concernés ne savent pas vraiment qu'ils forment partie d'une relation, c'est le cas du commensalisme.

Dans cet article Commensalisme - Définition, types et exemples de PlanèteAnimal, vous découvrirez la définition du commensalisme, vous apprendrez les différents types de commensalisme qui existent et le tout sera illustré d'exemples concrets.

Bonne lecture !

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Commensalisme : définition

En biologie, le commensalisme est définit comme étant la relation entre deux organismes appartenant à des espèces différentes, dans laquelle une d'elles sort bénéficiaire et l'autre n'obtient rien, que ce soit positif ou négatif. Le résultat de la relation pour un des deux organismes engagés dans cette relation est donc neutre.

Le commensalisme est un type de symbiose qui, à la différence d'autres, comme la parasitisme ou la prédation, ne résulte pas négatif pour aucune des parties impliquées. La différence entre le mutualisme et le commensalisme est que, dans le premier cas, les deux individus obtiennent des bénéfices liés à cette relation.

Le commensalisme en microbiologie a aussi été largement étudié. Par exemple, dans une colonne d'eau, les micro-organismes qui vivent plus près de la surface ont plus tendance à profiter de la lumière solaire, indispensable à leur développement. Leurs substances de déchets voyagent dans la colonne d'eau jusqu'à arriver en son fond, où la lumière et l'oxygène se font plus rare. Dans le fond de la colonne d'eau se trouve des micro-organismes anaérobies (qui n'ont pas besoin d'oxygène pour survivre) qui se nourrissent des déchets qui arrivent depuis la superficie.

Les micro-organismes du fond bénéficient des micro-organismes de la surface, alors que ces derniers n'obtiennent rien du tout. Il convient de parler ici de l'amensalisme. À l'inverse du commensalisme, dans ces relations une des deux parties sort préjudicié alors que l'état de l'autre reste immuable. C'est le cas de certains champignons comme le Penicillium, qui sécrètent des antibiotiques qui annihilent la prolifération de bactéries.

Types de commensalisme

En étudiant les relations qui s'établissent entre les êtres vivants, la grande variété existante nous oblige à subdiviser le commensalisme en trois sous-catégories ou types différents, car il n'y a pas qu'une seule manière qui apporte des bénéfices aux animaux du mutualisme :

  • Phorésie : la mot phorésie fait référence à la relation qui s'établit entre deux espèces quand une d'elles transporte l'autre. Dans la grande majorité des cas, le transporteur n'est même pas conscient du fait qu'il soit en train de transporter un autre être vivant.
  • L'inquilinisme : l'inquilinisme se produit lorsqu'une espèce occupe le corps d'une autre pour vivre, sans que cela ne suppose aucun genre de gêne à l'autre être vivant.
  • Métabiose : ce genre de commensalisme est très courant au sein du règne animal. Il se produit quand une espèce se nourrit des déchets d'une autre, comme de ses selles, du propre corps en décomposition ou dans le cas des cas des micro-organismes anaérobies dont nous avons parlé précédemment.

Exemples de commensalisme

Il existe une multitude de relations de commensalités dans le royaume animal. Nombreuses de ces relations se produisent entre membres de ce royaume avec des organismes du royaume végétal. Quelques exemples les plus probants :

1. Commensalisme entre faucheurs et fourmis

Dans certaines régions d'Argentine, où a été découvert cette relation, le climat très sec rend la présence des faucheurs, petits insectes sociaux appartenant à l'ordre des arachnides, impossible. Les fourmilières offrent un genre de micro-climat, plus humide, qui favorise la survie des faucheurs. Ces derniers vivent à l'intérieur des fourmilières sans causer aux fourmis ni avantages ou inconvénients.

2. Commensalisme entre le Lézard géant d'El Hierro (Gallotia simonyi) et le Goéland leucophée (Larus michahellis)

Les poussins, qui ne peuvent toujours pas voler, de cette espèce de goéland régurgite de la nourriture quand ils ont trop mangé ou quand les goélands adultes les embêtent. Ainsi, le lézard géant d'El Hierro bénéficie de cette relation en se nourrissant directement des insectes régurgités par le poussin du Goéland.

Commensalisme entre le Pinson des arbres (Fringilla coelebs) et l'Étourneau unicolore (Sturnus unicolor)

Les étourneaux unicolores, dans la région du León en Espagne, se nourrissent en été de mûres. Quand ils les mangent, ils laissent tomber les graines au sol ou sur les feuilles du mûrier. Les pinsons des arbres, des animaux granivores, cherchent entre les feuilles, les graines jetées par les étourneaux, les pinçons n'hésitent pas non plus à les consommer directement des selles des étourneaux.

4. Commensalisme entre mouches et les acariens du jambon

Voici un exemple très curieux de phorésie. Dans les endroits où sèchent le jambon, il est plutôt courant qu'il y ait un problème d'acariens qui piquent la viande, la rendant invalide à la vente. Les jambons sont pendus au toit, rendant l'invasion des acariens plutôt compliquée. Ces animaux montent sur les mouches qui se poseront plus tard sur les jambons. Quand elles arrivent à sur un jambon, les acariens descendent de la mouche. Ces dernières n'obtiennent absolument rien, elles ne se rendent même pas compte qu'elles ont transporté des acariens.

Commensalisme entre oiseaux et arbres

Les oiseaux qui nichent dans les arbres, obtiennent de celui-ci protection et un endroit où construire leur nid. Les arbres ne tirent absolument rien de cette relation, rien de négatif ni de positif.

Commensalisme - Définition, types et exemples - Exemples de commensalisme

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Bibliographie
  • GMFH Editing Team. (2015). Comensal (bacteria). Gut microbiota for health.
  • Hernández, A. (2000). Comensalismo entre pinzones vulgares Fringilla coelebs y estorninos negros Sturnus unicolor en el consumo de moras Morus nigra–. Ardeola, 47(1), 89-92.
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  • Siverio, F., & Felipe, P. (2009). Comensalismo entre lagarto gigante de El Hierro (Gallotia simonyi) y gaviota patiamarilla (Larus michahellis) en el roque Chico de Salmor. Parasitology, 84, 454-456.

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