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Tout savoir sur les inséparables

 
Par Adel Saadoun. 18 janvier 2021
Tout savoir sur les inséparables

Ce nouvel de PlanèteAnimal est destiné à vous offrir un guide de base pour prendre soin des inséparables et tout ce que vous devez savoir à leur propos. Si vous souhaitez tout savoir sur les inséparables, restez avec nous ! Nous vous expliquons quels sont les soins de base des inséparables, en mettant l'accent sur les erreurs que l'on peut commettre en tant que gardien, et que l'on doit éviter, lorsque l'on accueille n'importe quel oiseau à la maison pour lui offrir une vie confortable et longue. Vous êtes prêt.e ? On y va !

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Arrivée des agapornis

La popularité des inséparables signifie qu'il n'est pas rare qu'une connaissance vous offre un poussin inséparable et, dans un premier temps, vous seriez peut-être tenté.e de l'accepter. En général, les inséparables sont des parents dévoués et ne refusent pas de nourrir leur progéniture, mais il y a une croyance mal fondée qui veut qu'une perruche inséparable aurait un caractère plus doux et plus maniable si elle a été élevée « à la main » par son gardien.

Il faut éviter de prendre des poussins volontairement séparés de leurs parents pour les nourrir avec de la bouillie. Il existe une tendance à faire trop souvent des erreurs, telles que des brûlures du gosier, en fournissant le mélange à une température que nous jugeons appropriée, mais qui n'est pas le cas.

Si on parvient à surmonter cette phase critique, on se retrouve avec le redoutable problème de l'empreinte, l'inséparable aura du mal à s'identifier ce qui peut entraîner des problèmes de comportement à moyen terme, surtout s'il va être seul.

L'idéal est d'accueillir des inséparables qui mangent déjà seuls et qui ont bien été socialisés avec leurs parents et frères et sœurs. Il est évident qu'il peut y avoir des cas exceptionnels de décès de parents, alors seulement serait-il justifié de se consacrer à la délicate tâche d'élever la couvée.

Tout savoir sur les inséparables - Arrivée des agapornis

Cage des inséparables : ne jamais l'installer dans la cuisine

On peut voir encore dans de nombreux foyers des cages à oiseaux dans la cuisine, or, aucun oiseau ne devrait être hébergé dans un endroit où la fumée, les vapeurs et la chaleur sont les plus élevées dans la maison. Les oiseaux sont extrêmement sensibles aux toxines inhalées et la cuisine est au centre de la combustion, des gaz et de changement de températures.

Il faut chercher un endroit sans courants d'air, avec de la lumière naturelle pendant un nombre d'heures suffisant par jour (si possible) et calme.

Et si je n'ai pas de pièce avec de la lumière naturelle ?

S'il n'y a pas de lumière naturelle dans votre maison et que vous n'avez pas la possibilité de les emmener sur une terrasse pendant quelques heures par jour, alors vous devriez envisager la possibilité de les exposer à de courtes périodes de lumière ultraviolette. Il existe des lampes spécifiques dans les animaleries. Les rayons ultraviolets sont nécessaires à tout : humeur, métabolisme calcique, comportement, etc. Que ce soit quelques minutes tous les jours, tous les deux, ou tous les trois jours, ce sera toujours mieux que rien et nous offrirons les soins de base dont a besoin l'inséparable.

Si le lieu choisi doit disposer de plus de 12 heures de lumière artificielle par jour, nous devons garder à l'esprit que le respect de leurs heures de repos est essentiel, il faut donc faire une couverture pour la cage pour lui fournir de l'obscurité. Et n'oubliez pas de la mettre chaque jour à la même heure !

Une cage à canaris ferait-elle l'affaire ?

Bien que nous envisagions de recycler une vieille cage à oiseau, les agapornis sont des psittacidés, pas des passereaux. C'est-à-dire qu'ils grimpent, qu'ils se servent de leur bec pour grimper, ce qu'ils ne peuvent pas faire avec des barres verticales.

La cage, en plus d'être spacieuse et d'offrir un enrichissement environnemental suffisant comme des jouets, des balançoires et même un miroir, doit avoir des barres horizontales. Nous devons introduire des barres à différentes hauteurs en tant que perchoirs, et il est conseillé de mettre des morceaux de bois pour installer une ambiance qui imite les branches des arbres, mais sans les traiter avec des produits chimiques contre les mites, et sans les vernir.

Il faut faire particulièrement attention au chromage des barreaux, le bec des inséparables passe constamment dessus et la peinture ou la teinture peut entraîner une intoxication. D'autre part, il est conseillé de laisser une petite zone de "bain", où l'on placera un bol d'eau pour la toilette. En raison de la contamination que l'eau peut subir lorsque les oiseaux y font leurs besoins, il est conseillé de la laisser un moment tous les matins, ou tous les deux jours, puis de la retirer. De nombreux agapornis semblent toujours vouloir se baigner tandis que d'autres ne ressentent guère le besoin de batifoler dans l'eau, mais nous devrions tout de même leur offrir cette possibilité.

La base de la cage doit être nettoyée quotidiennement, en nous rappelant l'importance du nettoyage et de la désinfection dans la prévention des maladies intestinales et respiratoires. Non seulement les excréments accumulés peuvent être une source de problèmes, mais aussi les restes de nourriture, les enveloppes de graines, les plumes de mue, etc.

Tout savoir sur les inséparables - Cage des inséparables : ne jamais l'installer dans la cuisine

L'alimentation des inséparables : un peu de tout

Traditionnellement, les inséparables, les perruches et d'autres oiseaux sont nourris avec un mélange de différentes graines, mais il existe des alternatives, soit comme supplément, soit comme substitut à cette nourriture.

Ce qui est exposé ici n'est qu'un exemple de nourriture, et peut varier selon les préférences de l'inséparable ou la disponibilité des produits :

  • Mélange de graines : il y en a beaucoup sur le marché, à base de millet, de lin, de chanvre, de tournesol, etc. Elles ont l'inconvénient de permettre à l'oiseau de choisir, et la plus appétissante pour cet oiseau est toujours la plus grasse. Nous remarquerons sûrement dès le premier jour ce qu'il aime et ce qu'il laisse de côté. Pour éviter les carences liées plutôt à cette sélection qu'au manque de nutriments dans les aliments que nous fournissons, il est conseillé d'alterner ce mélange de graines avec d'autres aliments, ou de séparer les graines et de les offrir tous les jours. Ex : un jour des graines de tournesol, un autre jour du millet, etc.
  • Aliments extrudés : il y a quelques années, des aliments pour oiseaux avec la même présentation que les aliments pour chiens et chats (granulés) ont été introduits sur le marché. Ils ont l'avantage d'être un peu plus propres, moins gaspilleurs et plus équilibrés en termes d'apports nutritifs (évidemment, les erreurs de formulation sont inévitables dans tout produit, mais elles se produisent rarement). L'inconvénient est que les oiseaux trouvent ces aliments moins savoureux. Par conséquent, il est préférable de les proposer, par exemple, deux fois par semaine comme seul aliment. Cette nourriture et les graines doivent être offerts deux ou trois fois par jour et retirés lorsqu'ils ont fini de manger, sinon ils se saliront et jetteront ce qu'ils ne vont pas manger.
  • Fruits et légumes : les fruits et légumes doivent être incorporés à l'alimentation régulièrement mais sans en abuser, rappelez-vous que leur teneur élevée en eau et en fibres, et leur goût agréable, peuvent entraîner une consommation excessive et des troubles gastro-intestinaux chez nos inséparables, tels que la diarrhée. On peut fabriquer des petits dés à base de trois ou quatre fruits, et programmer leur administration quelques jours par semaine.

Puis-je donner toutes sortes de fruits et légumes à mes inséparables ?

Il existe deux aliments interdits : l'avocat et le chocolat. Le reste sera selon les préférences du gardien et de ses oiseaux. Le brocoli cuit, le céleri, la carotte, la pomme, la fraise, voire même les pâtes cuites, sont autorisés en quantité modérée et sans excès.

Devrais-je donner des suppléments vitaminiques à mes inséparables ?

En principe, s'il n'y a pas de maladie nécessitant l'administration d'une certaine quantité de vitamines comme traitement, une alimentation variée couvre tous les besoins de nos oiseaux.

Il est à noter que ces oiseaux en captivité font à peine de l'exercice, mais si on le leur permet, ils mangeront comme s'ils avaient volé pendant plusieurs kilomètres. Contrôler la consommation d'aliments particulièrement gras et leur fournir des distractions qui les fassent bouger serait une combinaison parfaite.

Si nous laissons nos oiseaux voler librement dans la maison pour faire de l'exercice, nous devrons prêter une attention particulière au risque d'accidents domestiques.

Becs et griffes

Une mauvaise usure entraîne une croissance excessive du bec et des griffes de l'inséparable. Dans le cas des griffes, si elles poussent trop il peut être difficile pour l'oiseau de rester sur le perchoir, et dans le cas d'une croissance excessive du bec, cela peut causer des problèmes d'ingestion de nourriture.

Les cires, les os de seiche, le pain rassis et d'autres ressources communes ne fonctionnent pas toujours, et il peut être nécessaire d'aller chez notre vétérinaire pour faire un limage du bec. Puisqu'il est réalisé sous anesthésie générale, ou sous sédation adéquate, une attention particulière doit être portée pour éviter qu'il ne s'agrandisse trop afin de réduire le nombre de limages nécessaires tout au long de la vie de l'oiseau. Certains oiseaux tolèrent le limage sans anesthésie ni sédation, mais ce sont des cas très particuliers d'animaux dressés très habitués à la manipulation.

Les griffes sont un peu moins complexes et nous pouvons obtenir un coupe-ongles pour chat pour essayer de les garder à une longueur appropriée dans notre propre maison. Bien sûr, il est nécessaire de bien tenir l'inséparable pour éviter un traumatisme accidentel ou de couper les phalanges, et de couper à travers l'endroit non vascularisé de l'ongle, c'est-à-dire le blanc, d'une manière similaire à la façon dont seraient coupées les griffes d'un chat.

Si notre inséparable est bagué, nous profiterons de ce moment pour vérifier la zone de la patte dans laquelle se trouve l'anneau, en nous assurant qu'il ne comprime pas le tissu, et qu'il n'y a ni rayures ni blessures. En cas de changement de couleur de la patte, de manque de soutien, ou d'inconfort, il faut se rendre chez le vétérinaire le plus tôt possible pour la couper et éviter des maux plus graves.

Tout savoir sur les inséparables - Becs et griffes

La cohabitation entre divers oiseaux et les inséparables

Parfois, nous avons plusieurs agapornis ensemble, et plusieurs autres espèces d'oiseaux (amazone, loris, tourtereaux, etc.). La coexistence n'est pas toujours pacifique, et les agressions sont assez fréquentes chez les oiseaux, il suffit de penser aux bagarres entre moineaux que l'on peut voir sur n'importe quel trottoir au printemps.

Nous devons être très prudent.e et loger les individus à problèmes séparément, ce qui nécessite beaucoup d'observation. De nombreux inséparables souffrent d'amputations du bec, qui ne repoussent pas toujours, car ils vivent avec des oiseaux plus gros ou des congénères pas très amicaux. Malgré leur surnom, ils ont parfois besoin d'être séparés pour leur propre bien.

Si vous voulez introduire un nouveau spécimen dans votre maison, vous devez vous assurer qu'il y a acceptation mutuelle et donner une période d'adaptation, c'est-à-dire leur permettre de se voir et de s'entendre, mais avec une séparation dans la cage, par exemple.

Tout savoir sur les inséparables - La cohabitation entre divers oiseaux et les inséparables

Autres soins des inséparables

Dans cette section, nous mentionnons quelques soins supplémentaires que nos agapornis pourraient apprécier :

  • Pulvérisation : un pulvérisateur avec de l'eau en saison de mue permet à nos inséparables, d'une part, de se nettoyer de manière intéressante si nous avons un cas d'inséparables non enclins à la salle de bain, et d'autre part, d'atténuer l'action négative de la "poussière" générée par la mue. Cette poudre est un mélange de cellules épithéliales et une poudre des anciennes plumes, et il n'est pas recommandé que les oiseaux, ni nous-mêmes, l'inhalions constamment.
  • Les sexer : si la race ne permet pas de distinguer les mâles des femelles, cela pourrait être intéressant même s'ils vont être seuls, afin d'écarter des pathologies plus tard, comme la rétention des œufs. Le vétérinaire enlèvera une partie des cellules épithéliales attachées à une plume et vous obtiendrez les résultats du laboratoire en quelques jours seulement. Le recours à l'ADN est généralement nécessaire chez les inséparables, sauf dans certaines variétés spécifiques dans lesquelles les mâles et les femelles présentent un clair dimorphisme sexuel.
  • Portez une attention particulière aux problèmes de ponte chez les femelles, qui peuvent devenir chroniques, comme les œufs coincés, la dystocie, la coelomite du jaune d'œuf, etc. Il est fortement conseillé, une fois l'oiseau inséparable identifié comme femelle, de consulter votre vétérinaire pour obtenir des conseils.

Cet article est terminé. Nous espérons vous avoir informé un peu plus sur les inséparables. À bientôt sur PlanèteAnimal !

Si vous souhaitez lire plus d'articles semblables à Tout savoir sur les inséparables, nous vous recommandons de consulter la section Soins basiques.

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